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TRANSFIX A ENTAME UNE DEMARCHE D'ECO-CONCEPTION DE LEURS PRODUITS OU SERVICES
Les motivations conduisant à une telle démarche sont multiples :
Les difficultés rencontrées en interne, lors de la mise en place de la démarche, sont en bonnes partie imputables à la nature pluridisciplinaire de l 'éco-conception, laquelle fait appel à des compétences très différentes de celles correspondant à notre métier de base. Or dans une PMI de 270 personnes, il n'est pas concevable de disposer d'un expert en éco-conception pouvant assister en permanence les concepteurs. Par ailleurs, les logiciels d'éco-conception actuellement disponibles sur le marché sont très généralistes et très lourds d'utilisation. Une autre difficulté qui aurait pu apparaître, mais que nous avons évitée, est liée à l'inquiétude que suscite toujours l'avènement de nouvelles méthodes de travail, mais aussi de nouvelles contraintes dans les activités quotidiennes des équipes de projet, ceci d'autant plus que ces activités sont déjà hyper-contraintes : aux aspects réglementaires, normatifs, technologiques, technico-économiques, l'éco-conception vient à présent adjoindre une dimension environnementale supplémentaire! Concernant ce dernier aspect, il faut être conscient qu'à ce jour, si le prescripteur d'un matériel (TRANSFIX fabrique des biens d'équipement) est sensible à la démarche d'éco-conception et l 'introduira volontiers dans son cahier des charges, l'acheteur n'accepte pas d'en supporter l'impact financier. Or en l'absence d'incitations réglementaires, il est difficile d'imposer un produit plus vertueux sur le plan environnemental mais plus cher à l 'achat ! Notons aussi qu'à ce jour, un acheteur ne dispose pas d'un outil permettant une comparaison objective de l 'impact environnemental de deux produits concurrents.
L'intégration de l'éco-conception chez TRANSFIX est une démarche récente, dont la mise en place a débuté il y a environ deux ans, mais dont les retombées sont à venir. On peut néanmoins parler dès à présent de : la contribution à la démarche de certification selon la norme ISO 14000,
l'image de l'entreprise auprès de grands donneurs d'ordre,
l'intérêt d'un vecteur d'innovation nouveau, permettant d'explorer des solutions originales et différenciantes,
une présentation des produits nouvellement concernés valorisante auprès de la clientèle diffuse.
OUI, la clientèle est sensible à cette démarche, mais jusqu'à un certain point. Voir nos propos du dernier paragraphe du point 2.
Les premières applications ont concerné des postes de transformation haute tension / basse tension, qui sont des biens d'équipement destinés aux réseaux de distribution de l'énergie électrique et qui sont en général installées le long des voies publiques. Leur impact environnemental apparaît lors de leur fabrication (choix technologique), mais aussi durant leur exploitation (encombrement, impact visuel, impact sonore) et lors de leur démantèlement (part de matériaux recyclables, voire remanufacturing).
L'évolution de la réglementation (directives EuP,...), l'évolution des outis et des méthodes de travail, la mise en place progressive de bases de données (aujourd'hui encore bien incomplètes selon le type d'activité), font que cette démarche est dans une phase somme toute assez embryonnaire et très évolutive. On peut donc parler de démarche acquise, ni d'une notion de durée. C'est une démarche "ce faisant".
Il est prématuré de vouloir énumérer les conséquences de l'intégration de l 'éco-conception dans nos activités. Les effets seront fortement liés à l'évolution des incitations réglementaires. On pourrait imaginer à moyen ou long terme des ruptures technologiques découlant d'une évolution forte des cahiers des charges vers des produits à meilleur rendement (transformateurs avec des pertes réduites pour les économies d'énergie), des matériels conçus en vue d'une recyclabilité en fin de vie, voire des matériels "relanufacturables" en vue de prolonger leur durée de vie...
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